YouScribe

Araknea un jour sur YouScribe ?
..., le site français de partage et de vente de documents numériques, a le vent en poupe. 50Keuros récoltés sur la plateforme MyMicroInvest. Deuxième étape ? Atteindre les 100Keuros. C'est bien mais à côté des déjà 2 Millions d'euros levés par le créateur de Chapitre.com auprès d'Orange et Publicis, on est plus dans l'anecdote. Mais je suppose que ça fait tendance de faire appel au crowdfunding.

Si on lit l'accroche de YouScribe, on découvre qu'il s'agit  :
d'un espace de liberté qui permet à chacun de publier et d'être lu, d'échanger et de tisser des liens autour de ses lecteurs. Ouvert à tous les écrits et destinés à faire émerger une plus grande diversité de publications, le site offre à chacun un plus vaste accès à la connaissance et au plaisir de la lecture.
Dit comme ça, ça donne envie de banquer 100 euros sur la plateforme. Surtout si on est un lecteur. Si on est ( ou on tente) d'être auteur, je suis déjà plus dubitatif. 
YouScribe permet aux détenteurs de contenus de vendre le fichier ( texte) qu'ils ont publié. Cela peut se passer de deux façons différentes : soit le contenu est réellement venu, comme sur des plateformes telle que Amazon...
Certes. Sauf qu'avec un taux de reversement de 60 % moins une commission fixe de 0.15 cts soit pour un prix de vente de 2.99 euros, le versement sera compris entre 1.64 et 1.70 euros, Le taux de reversement est ainsi d'environ de 55 à  57 %. On est tout de même assez loin du maximum de 70 % proposé par Amazon. Pourquoi alors opter pour YouScribe ?
soit le contenu est gratuit pour les lecteurs, mais avec de la publicité, dont le revenu peut-être partagé entre YouScribe et le détenteur du contenu.
Et c'est là que YouScribe m'a "tuer". Comment pourrais-je accepter que l'expérience de lecture de mon Roman d'Heroic Fantasy soit agrémentée d'un contenu de publicité pour un opérateur téléphonique vendant de la 4G par exemple ( tiens tiens Orange est au capital de la startup) ? 

D'autant que sur un plan purement commercial et compte tenu des prix du CPM ( Cost per Mille ), il faudra que  mon texte soit lu des .... dizaines de milliers de fois pour que je puisse espérer quelques euros. Soyons lucide, la monétisation par la publicité n'est pas pour les auto-éditeurs et auteurs. Je ne doute pas que les Flammarion, Eyrolles, La Martinière, Gallimard et Légifrance, Bibliothèque nationale de France qui sont partenaires et disposent d'un catalogue impressionnant y trouvent leur compte. Moi pas.

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