Les clichés que l'Heroic Fantasy

... devrait jeter aux orties ?  @echristensen les a intelligemment pointés ( en anglais ) dans son article sur fantasy-faction. Du coup, je ne pouvais pas moins faire que de me livrer au petit jeu qui consiste à soumettre mon roman à ces petits commandements, juste pour savoir si je n'ai pas écrit un copycat. Les premiers sont ceux de la 1. LA PROPHETIE et par conséquence de 2. l'ELU, souvent orphelin épaulé par un VIEUX ET SAGE MAGICIEN. 

Par exemple, la prophétie de Sibylle Trelawney faite à Aldus Dumbledore :
Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal, mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun ne peut vivre tant que l'autre survit... celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois
Ouf, deux clichés évités pour mon roman !  Mon protagoniste ( le héros de mon histoire) n'est pas un pauvre orphelin ( comme Harry Potter ou Luke Skywalker)  qui  refuse d'endosser le rôle de sauveur de l'humanité pour finalement, après avoir fini sa crise d'adolescent rebelle, l'accepter et mettre fin au chaos ou libérer les peuples du joug d'un être démoniaque.

Enfin, même si je n'ai pas de DUMBLEDORE ou de MAITRE YOGA à proposer, mon protagoniste est tout de même assisté d'un MENTOR. Plus un compagnon de route, usé, irascible, vaguement xénophobe, peut-être alcoolique. Peut-être magicien. Peut-être guerrier. 
Cochez votre antagoniste préféré ?
Les clichés suivants sont celui de l'antagoniste comme MAL INCARNE qui naturellement doit être LAID ET SOMBRE. Notre héros lumineux devra donc  lutter contre un monstre assoiffé de sang et de mort ou un tyran absolu, un monstre qui pousse des ricanements sardoniques, laid comme une table design de chez Ikea. Ou arborant un visage ravagé par la lèpre, voire même étant celui d'un serpent. Diantre, il faut pouvoir le reconnaître immédiatement ! Dans la vraie vie, personne ne porte sa méchanceté ou sa psychopathie sur son visage.  Si bien que certains d'entre nous peuvent participer à des barbecues l'après midi et le soir rentrer chez eux retrouver trois femmes attachées à des radiateurs depuis une dizaine d'années. 

Pour Araknea, j'ai essayé de construire un antagoniste plus proche d'un  qui pourrait se résumer à "il a la beauté du diable". Imaginez un preux chevalier, un Prince du Nord drapé de blanc et de bleu, un héros quasi appolonien. D'accord, il n'est pas bien dans sa tête ! mais comme pouvaient l'être HITLER ou STALINE.


Un cliché dénoncé est aussi celui du MEN, FRONT AND CENTER, suivi de près par le fait que le héros combat des hordes d'assaillants presque à mains nues sans jamais trop souffrir de blessuresEn gros, le protagoniste est un homme monster-proof, adolescent genre Percy Jackson et la Mer des Monstres où armé d'une épée ridicule il fait face à des cyclopes, des taureaux mécaniques et autres joyeusetés. On devine que les combats contre ses créatures mythologiques doivent être âpres car Percy saigne. Un peu. De manière esthétique. 

Pour ARAKNEA, j'ai voulu un protagoniste différent. Et ô combien ! car il s'agit d'une héroine. Une femme. ISIS.

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